Face à la profusion de modèles, de marques et de gammes, choisir un GPS vélo pertinent pour sa pratique tourne vite au casse-tête. Entre les cyclosportifs qui veulent optimiser leurs watts, les gravel riders qui suivent des pistes perdues dans les bois et les bikepackers qui enchaînent les étapes de 200 kilomètres, personne n’attend la même chose d’un compteur vélo. Pourtant, quelques repères simples permettent de s’y retrouver : taille d’écran, qualité de la cartographie, autonomie, ergonomie des boutons ou de l’interface tactile, sans oublier le budget. L’enjeu est clair : trouver un appareil fiable, lisible et adapté à son usage, sans se laisser hypnotiser par des fonctions gadgets.
Le terrain rappelle vite à l’ordre. Sur une montée longue comme le Tourmalet à vélo, un comparatif GPS lu trop vite se paye cash si l’écran est illisible en plein soleil ou si l’autonomie GPS vélo fond avant le sommet. À l’inverse, rouler chaque week-end avec un modèle hors de prix alors qu’on ne dépasse pas la voie verte est tout aussi absurde. L’objectif de cet article est simple : passer en revue les grandes familles de compteurs, pointer les forces et les limites des modèles emblématiques comme les Garmin Edge 1050 et 1040, les Bryton Rider 750 SE ou 460, mais aussi des challengers comme Coros, Wahoo, Hammerhead ou iGPSPORT. Le tout avec une grille de lecture très concrète : quelle navigation vélo pour quelle pratique, quelles fonctionnalités de compteur vélo réellement utiles et à quel prix.
En bref
- Un traceur GPS dédié reste bien plus robuste, autonome et lisible qu’un smartphone fixé au guidon.
- Pour la performance pure, les GPS compacts type Garmin Edge 840, Wahoo Bolt ou futurs Edge 850/550 gardent l’avantage.
- Pour la longue distance et le gravel, les grands écrans cartographiés comme les Garmin 1040/1050, Hammerhead Karoo 3 ou Bryton 750 SE apportent un confort net.
- Les budgets serrés peuvent viser des modèles simples mais costauds comme le Bryton Rider 460 ou l’iGPSPORT BSC300.
- Le bon choix ne se fait pas sur la fiche technique la plus chargée, mais sur l’équilibre entre performance compteur, ergonomie et budget.
GPS vélo haut de gamme : le meilleur confort de navigation et de données
Les GPS haut de gamme, c’est un peu la catégorie des vélos de course carbone montés en électronique : pas nécessaire à tout le monde, mais d’un confort redoutable quand on exploite leurs possibilités. Les Garmin Edge 1050 et 1040 (classique ou Solar), le Wahoo Elemnt Ace ou le Hammerhead Karoo 3 incarnent cette famille. Leur point commun tient en trois éléments clés : grand écran couleur, cartographie complète, et batterie capable de suivre sur les sorties les plus longues.
Le Garmin Edge 1050 illustre bien cette montée en gamme. Son écran LCD de 3,5 pouces très lumineux se rapproche franchement d’un smartphone moderne. Sur une descente sinueuse ou un col brumeux, cela change tout : la courbe de la route, les épingles et les changements de pente se lisent en un coup d’œil. Au passage, le 1050 ajoute un haut-parleur qui sert pour les indications vocales et même de sonnette électronique. Ajout discret mais pratique quand on croise promeneurs et cyclistes sur une voie partagée. L’intégration de Garmin Pay apporte un côté « café du col » très pratique : plus besoin de sortir la carte bancaire trempée de la poche arrière.
Juste en dessous, le Garmin Edge 1040 reste la référence technique. Même taille d’écran, même précision GNSS multi-bandes, même logique de menus, mais sans la couche de luxe de l’écran ultra brillant ni Garmin Pay. En échange, l’autonomie GPS vélo grimpe à environ 35 heures, ce qui couvre déjà largement la majorité des besoins, y compris un week-end complet à enchaîner les cols comme sur l’itinéraire des cols mythiques des Pyrénées à vélo. Pour ceux qui veulent oublier la prise secteur, la version Edge 1040 Solar pousse le curseur encore plus loin, avec jusqu’à 45 heures normales et des pointes à 100 heures en mode éco et météo généreuse.
Côté concurrence, le Hammerhead Karoo 3 joue la carte de l’écran « smartphone ». Couleurs ultra nettes, fluidité des cartes, animations fines : en gravel ou en bikepacking, suivre un single perdu dans une forêt devient beaucoup plus intuitif. Sa faiblesse tient dans une autonomie plus courte, autour de 15 heures. C’est suffisant pour une grosse journée, moins pour un ultra sans recharge. Le Wahoo Elemnt Ace, lui, mise sur un grand écran de 3,8 pouces et un capteur de vent intégré. Cette donnée supplémentaire intéresse les chasseurs de chrono qui veulent mesurer précisément l’impact du vent de face ou de côté sur leurs efforts, en complément de la puissance et de la cadence.
La vraie question, derrière ces fiches techniques, reste simple : ce niveau de sophistication sert-il à chaque sortie ? Pour un cycliste qui roule trois fois par semaine, mélange route sportive et longues sorties de découverte, la réponse tend clairement vers oui. Pour une pratique plus occasionnelle, ces modèles deviennent surtout séduisants par confort, pas par nécessité. Le cœur de cette gamme sert surtout les profils exigeants, qui veulent que leur GPS vélo devienne un vrai tableau de bord.

Analyse comparative des grands écrans GPS vélo
Pour y voir clair dans ce segment, un tableau synthétique aide à comparer les points clés sans se noyer dans les détails secondaires. L’enjeu n’est pas de tout lister, mais de repérer les vrais critères différenciants : taille d’écran, poids, autonomie et atouts spécifiques qui orientent le choix.
| Modèle | Taille écran | Poids | Autonomie annoncée | Atout principal |
|---|---|---|---|---|
| Garmin Edge 1050 | 3,5 pouces LCD | 161 g | 20 h (jusqu’à 60 h en éco) | Affichage ultra lumineux + haut-parleur + Garmin Pay |
| Garmin Edge 1040 Solar | 3,5 pouces transflectif | 133 g | 45 h (jusqu’à 100 h en éco) | Recharge solaire Power Glass, autonomie record chez Garmin |
| Garmin Edge 1040 | 3,5 pouces transflectif | 126 g | 35 h (jusqu’à 70 h en éco) | Équilibre complet performance / autonomie / prix |
| Wahoo Elemnt Ace | 3,8 pouces couleur tactile | ≈ 150 g | 30 h | Grand écran très lisible et capteur de vent intégré |
| Hammerhead Karoo 3 | 3,2 pouces « smartphone » | 118 g | 15 h | Qualité visuelle et interface Android custom |
Ce tableau met surtout en lumière un point rarement détaillé dans les pubs : le compromis entre autonomie et qualité d’affichage. Plus l’écran se rapproche d’un smartphone, plus la batterie souffre. À chacun de décider si la priorité va à l’esthétique des cartes ou à l’endurance de l’appareil. Sur un col isolé ou une traversée de massif, la deuxième option garde un net avantage.
Performance et endurance : les GPS vélo des compétiteurs et rouleurs intensifs
Dès que l’enjeu principal devient la performance compteur et la fiabilité en course, les cyclistes basculent en général vers des appareils plus compacts. L’idée est simple : un écran un peu plus petit, un boîtier plus léger, mais des fonctions d’entraînement avancées. C’est l’univers des Garmin Edge 840, 550, des futurs 850, du Coros Dura ou encore du Wahoo Bolt 3.
Le Coros Dura mérite une mention à part. Avec une autonomie annoncée à 120 heures, renforcée par une recharge solaire très efficace, il répond à un besoin concret : terminer une épreuve ultra sans se demander où trouver une prise. Bikepacking, diagonales, traversée de chaîne montagneuse, tout lui convient. Son interface repose sur une molette latérale combinée à un écran couleur MIP de 2,7 pouces, très lisible en plein soleil. La courbe d’apprentissage est un peu différente de Garmin, mais ceux qui y goûtent apprécient vite la simplicité de la navigation dans les menus.
Côté Garmin, le Edge 840 occupe déjà une place centrale. Écran 2,6 pouces tactile, boutons physiques complets, GNSS multi-bandes, ClimbPro amélioré qui gère les montées même sans trace préchargée, et autonomie autour de 26 heures. Pour un coursier, un grimpeur ou un amateur de gran fondo, ce format fait mouche. Le boîtier reste discret sur le cintre, les pages de données sont ultra configurables, et la navigation vélo demeure suffisamment lisible pour suivre un parcours de course ou un repérage.
Le futur Edge 850 pousse cette logique encore plus loin : puissance de calcul accrue, même précision GPS que les 1040/1050 et gestion avancée des entraînements structurés. L’intérêt est clair pour celles et ceux qui enchaînent séances de fractionné, travail de PMA et séries en côte. L’appareil devient alors un coach silencieux, qui dicte zones de puissance et temps de récupération, sans distraire avec un excès d’options superflues.
En parallèle, le Garmin Edge 550 plaît aux puristes. Interface uniquement à boutons, pas de tactile, mais toutes les fonctions de performance des gammes supérieures. Sous la pluie, avec des gants d’hiver en haut d’un col pyrénéen, cette approche prend tout son sens. Chaque pression de bouton est nette, aucune fausse manipulation liée à des gouttes sur l’écran. C’est typiquement le genre de détail que l’on ne découvre qu’en situation réelle, bien loin des tests sur home-trainer.
Chez Wahoo, le Bolt 3 reprend la recette qui a fait le succès du Bolt V2, en améliorant contraste et lisibilité de l’écran couleur. Design compact, LEDs sur la partie supérieure pour indiquer les changements de direction ou la zone d’intensité, et configuration quasi intégrale via l’application mobile. Ceux qui n’aiment pas passer du temps dans les menus apprécient cette approche. Allumer, rouler, retrouver sa sortie sur Strava, le tout sans y penser davantage.
Autonomie et ergonomie en situation réelle
Sur le papier, beaucoup de ces modèles annoncent une autonomie suffisante. La vraie différence apparaît quand on multiplie les capteurs associés, la luminosité ou l’utilisation de la cartographie. Un 840 qui tourne plein pot avec capteur de puissance, ceinture cardio, guidage visuel et alertes sonores n’aura plus la même endurance que sur une simple sortie endurance en plein soleil.
Un point revient souvent chez les compétiteurs : la lisibilité des données à haute intensité. Quand le souffle est court et le regard flou dans la zone rouge, un affichage clair et peu chargé reste le plus utile. Mieux vaut quatre champs essentiels bien lisibles (puissance, fréquence cardiaque, temps de l’intervalle, cadence) qu’un écran rempli de petits chiffres illisibles. C’est là que la qualité de l’interface, plus que la pure fonctionnalité de compteur vélo, fait la différence.
Du coup, pour un cycliste qui prépare une cyclosportive de montagne ou vise des chronos sur les gros cols, le bon choix se situe souvent dans cette catégorie : assez compacte pour ne pas dénaturer le vélo, assez complète pour couvrir tout le spectre entraînement/course, avec une autonomie qui encaisse sans broncher six ou huit heures d’effort soutenu. Le compromis réaliste, en somme.
Les challengers accessibles : Bryton, iGPSPORT et l’entrée dans le monde du GPS vélo
Tout le monde n’a pas envie ni besoin de mettre 500 euros dans un traceur GPS. Heureusement, des marques comme Bryton et iGPSPORT occupent un créneau précieux : celui des appareils largement suffisants pour beaucoup de pratiques, à des tarifs nettement plus doux. Ils ne brillent pas toujours par la finition logicielle, mais proposent un rapport équipement/prix difficile à ignorer.
Le Bryton Rider 750 SE illustre parfaitement cette philosophie. Écran couleur tactile 2,8 pouces, cartographie embarquée, recalcul automatique en cas de fausse route, compatibilité avec la plupart des capteurs et des home-trainers. Son autonomie tourne autour de 40 heures, ce qui, pour un modèle à cartographie, le place dans le haut du panier. L’interface n’est pas aussi raffinée que chez Garmin, mais pour des sorties de gravel ou de cyclotourisme, l’essentiel est là : savoir où l’on est, où l’on va, et disposer d’un suivi d’activité fiable.
Le Bryton Rider S810 E, plus haut dans la gamme, propose même un grand écran 3,4 pouces et une fonction de recherche vocale des adresses via le smartphone. On dicte sa destination, le GPS calcule l’itinéraire. Ce type de détail s’avère très confortable lors d’un voyage itinérant, après une journée de selle, quand l’envie de taper laborieusement une adresse manque un peu. À cela s’ajoute la compatibilité radar type Varia et un système de messagerie de groupe entre cyclistes équipés Bryton.
À l’opposé, le Bryton Rider 460 revient à une approche minimaliste assumée. Écran noir et blanc, suivi de trace façon fil d’Ariane, connexion capteurs, et basta. Son atout principal reste sa lisibilité et son prix plancher. Pour un débutant qui roule une à deux fois par semaine, qui veut garder une trace de ses sorties, suivre un itinéraire chargé depuis Komoot ou autre sans cartographie détaillée, ce type de GPS suffit largement. Il évite surtout de transformer chaque décision d’achat en dossier budgétaire compliqué.
Côté iGPSPORT, le BSC300 propose une cartographie couleur pour un tarif très agressif, autour de 160 euros. Pour les cyclistes qui veulent un affichage de carte complet sans exploser le budget, il coche des cases intéressantes : compatibilité avec les principaux systèmes de satellites, intégration à Strava et TrainingPeaks, et design compact. Le Binavi, plus basique, vise surtout le cycliste urbain ou loisir qui souhaite un appareil simple, connecté aux capteurs essentiels, sans prise de tête.
On retrouve ici un point important : le prestige d’une marque ne fait pas progresser plus vite dans les montées. Pour pas mal de pratiquants, le budget ainsi économisé peut partir dans une meilleure paire de pneus, un cuissard de qualité ou un week-end prolongé dans les montagnes. Le GPS devient alors un outil parmi d’autres, pas un objet de collection.
Quand un GPS d’entrée ou milieu de gamme suffit largement
Un exemple concret aide à trancher. Imagine un cycliste qui roule 2 fois par semaine, avec une sortie de 50 kilomètres en semaine et une boucle plus longue le dimanche, souvent en terrain connu. Il aime découvrir un nouveau chemin gravel tous les mois, mais ne fait ni course, ni ultra-distance. Pour ce profil, un meilleur GPS vélo n’est pas forcément synonyme de modèle haut de gamme.
Un Bryton 750 SE ou un iGPSPORT BSC300 suffisent amplement. Ils permettent de suivre une trace issue d’une plateforme de planification, d’enregistrer les données principales (vitesse, distance, dénivelé, cardio, cadence) et de synchroniser les sorties avec les outils d’analyse. Le confort d’un 1040 est agréable, mais loin d’être indispensable. L’important réside dans la capacité à planifier un parcours, le suivre sans stress, et relire ensuite sa sortie pour comprendre son effort.
Autre cas : un vélotafeur qui roule tous les jours en ville et s’offre un week-end de temps en temps sur une voie verte. Ici, un Bryton 460 ou le futur Binavi font le travail. En ville, la cartographie embarquée des gros modèles est souvent moins utile que les réflexes de circulation. Le GPS sert plus de carnet d’entraînement et de compteur de kilomètres annuels que d’outil de navigation avancé. Dans ces cas-là, viser « juste assez » reste une démarche saine.
GPS vélo, smartphone, montre : quel outil pour quelle pratique ?
Beaucoup de cyclistes commencent avec une appli gratuite sur smartphone, installée au guidon avec un support plus ou moins costaud. L’idée se comprend : tout le monde a un téléphone, et les applications de navigation sont nombreuses. Le problème apparaît aux premières longues sorties ou dès que la météo se gâte. Batterie qui tombe à zéro en plein après-midi, écran illisible dès qu’il y a du soleil, téléphone qui chauffe puis plante, et fragilité évidente en cas de chute.
Un GPS vélo dédié reste conçu autour de contraintes très concrètes. Résistance à la pluie, aux chocs, aux vibrations sur les pistes en tôle ondulée. Autonomie pensée pour tenir une vraie journée de selle, voire plusieurs. Écran lisible sous un soleil d’été en plein cagnard, avec souvent une couche antireflet efficace. Au moment de se lancer dans un col inconnu ou un raid en gravel à travers champs, ces détails ne sont plus des options.
La montre connectée, elle, occupe une position intermédiaire. Pour les triathlètes ou ceux qui pratiquent plusieurs sports, porter une seule montre pour la course à pied, la natation et le vélo a du sens. Les données de base sont là, parfois même la cartographie sur les modèles haut de gamme. Mais la surface d’écran reste réduite, et lire une consigne de navigation en descente, en serrant les freins, devient rapidement acrobatique. La montre fonctionne bien en doublon ou pour les sportifs multisports, moins comme unique outil de navigation cycliste.
Un élément souvent oublié touche à la sécurité. Avec un compteur dédié, le smartphone reste au chaud dans une poche, protégé de la pluie, des projections et des chocs. En cas de chute ou de souci mécanique au fond d’une vallée, il est toujours opérationnel pour appeler un proche, consulter une carte ou prévenir les secours. Utilisé comme GPS principal, il est pile exposé à tout ce qu’on veut normalement lui éviter.
Du coup, le verdict reste assez net : appli sur smartphone pour de petits trajets ponctuels, montre pour les profils multisports qui roulent plutôt sur des routes connues, et compteur vélo dédié dès qu’on structure un peu sa pratique cycliste. Surtout dès que l’idée de s’aventurer sur des chemins non balisés, des cols isolés ou des itinéraires de plusieurs jours se profile.
Pourquoi un GPS vélo change concrètement la manière de rouler
Le bénéfice d’un bon GPS ne se limite pas à ne plus se perdre. Cela modifie aussi la relation à l’effort et au terrain. Sur une longue montée, afficher le pourcentage actuel, le dénivelé restant et la distance à grimper aide à doser son énergie. On gère mieux les relais en groupe, on anticipe les temps de ravitaillement, on cale les séances de travail spécifiques sur des portions adaptées. En gros, la route devient un terrain de jeu mieux lisible.
En gravel ou en VTT, suivre un tracé précis évite les demi-tours inutiles, les culs-de-sac et les portages absurdes au milieu des ronces. On peut se concentrer sur le pilotage, la trajectoire, le rythme, plutôt que sur le questionnement permanent « est-ce bien le bon chemin ? ». Là encore, le choix d’un compteur vélo avec une bonne cartographie s’impose rapidement pour qui aime sortir du bitume.
Enfin, sur la durée, l’historique accumulé par le GPS dessine une véritable mémoire cycliste. On voit quels cols sont les plus souvent grimpés, quelles périodes de l’année sont les plus intenses, comment évoluent les vitesses moyennes et les temps d’ascension. Avec un peu de recul, ces données racontent une progression plus fiable que la simple impression de « sensations ». À condition, bien sûr, d’avoir un appareil assez fiable pour enregistrer cette histoire sans raté.
Budget, critères décisifs et erreurs à éviter pour bien choisir son compteur vélo
Reste la vraie question pratique : combien investir, et dans quoi exactement ? Sur le marché actuel, on peut découper les offres en trois grandes tranches. L’entrée de gamme autour de 120 à 150 euros, le milieu de gamme entre 200 et 350 euros, et le haut de gamme qui grimpe facilement entre 500 et 750 euros une fois les versions solaires ou grand écran choisies.
Sur l’entrée de gamme, des modèles comme le Bryton 460 ou un iGPSPORT Binavi offrent déjà l’essentiel : vitesse, distance, altitude barométrique, compatibilité capteurs et suivi de trace basique. Pour un cycliste loisirs ou un vélotafeur, c’est largement suffisant. En milieu de gamme, on bascule vers des appareils de type Garmin Edge Explore 2 ou Bryton 750 SE, qui ajoutent une vraie cartographie, une meilleure gestion de la navigation vélo et une mémoire interne capable de stocker de nombreux parcours.
Sur le haut de gamme, les Garmin Edge 1040/1050, Karoo 3, Wahoo Ace cumulent tout : analyse poussée des performances, coaching intégré, détection d’incident, partage de position en temps réel, paiement sans contact, etc. Ces fonctions font sens pour un public précis : compétiteurs, gros rouleurs, bikepackers qui partent plusieurs jours en autonomie complète. Pour une pratique plus modeste, elles finissent souvent sous-exploitées.
Parmi les fonctionnalités de compteur vélo qui méritent vraiment l’attention, quelques-unes sortent du lot. La cartographie embarquée avec recalcul de route évite beaucoup de stress sur le terrain. L’altimètre barométrique apporte des données de dénivelé bien plus précises qu’un simple GPS. Le GNSS multi-bandes améliore la trace en forêt dense ou dans les gorges. La compatibilité avec les radars arrière type Varia apporte un vrai plus en sécurité sur route fréquentée. Le reste tient parfois plus du bonus.
À l’inverse, plusieurs erreurs reviennent souvent. Se focaliser uniquement sur le nombre de fonctions listées sur la boîte mène souvent à des menus encombrés qu’on ne maîtrise jamais vraiment. Négliger la lisibilité de l’écran est un classique : une fois sur le vélo, on ne passe pas son temps à zoomer et dézoomer, on jette des coups d’œil rapides. Sous-dimensionner l’autonomie est également fréquent chez ceux qui sous-estiment la consommation d’un GPS en mode cartographie avec luminosité élevée.
Une grille simple pour choisir son GPS vélo
Pour trancher, une méthode pragmatique fonctionne bien. D’abord, définir le type de sorties majoritaires : route sportive, gravel, voyage, ville. Ensuite, estimer la durée maximale de ces sorties. Enfin, décider si la cartographie détaillée est un besoin réel ou un confort optionnel. À partir de là, le tri devient plus simple.
Un cyclosportif de plaine qui fait rarement plus de 4 heures peut viser un Wahoo Bolt ou un Garmin 550. Un amateur de cols en montagne, qui part régulièrement pour la journée entière, gagnera à monter sur un Edge 840 ou un 1040. Un fan de bikepacking sur pistes et chemins gagnera à sacrifier un peu de poids pour un grand écran de type 1040 Solar, 1050 ou Karoo 3. Et si le budget est serré, mieux vaut un Bryton 750 SE bien maîtrisé qu’un haut de gamme sous-exploité.
En clair, le bon comparatif GPS n’est pas celui qui sacre un champion absolu, mais celui qui aide chacun à se positionner. L’appareil parfait n’existe pas, mais il existe un modèle cohérent pour chaque pratique. La clé consiste à rester honnête sur ses besoins, plutôt que de fantasmer une pratique future qui ne viendra peut-être jamais.
Quel est le meilleur GPS vélo pour un usage polyvalent route/gravel ?
Pour un usage mixte route et gravel, un modèle de milieu/haut de gamme compact comme le Garmin Edge 840 ou un Bryton Rider 750 SE fonctionne très bien. Le premier offre une navigation complète, un excellent GNSS multi-bandes et une interface hybride tactile + boutons. Le second propose une cartographie fiable et une grande autonomie pour un prix plus contenu. Le choix dépend surtout du budget et de l’importance accordée à l’écosystème Garmin (applications, capteurs, entraînements).
Faut-il absolument la cartographie couleur sur un compteur vélo ?
La cartographie couleur devient vraiment utile dès que l’on roule souvent sur des routes inconnues, en gravel, ou en voyage au long cours. Pour un cycliste qui reste majoritairement sur des itinéraires connus, un simple suivi de trace noir et blanc peut suffire. Dans ce cas, un modèle comme le Bryton 460 ou un GPS compact sans carte détaillée reste cohérent et permet d’économiser une somme non négligeable.
Quelle autonomie viser pour un GPS vélo de montagne ?
Pour des sorties de montagne avec plusieurs cols, il est prudent de viser une autonomie réelle d’au moins 15 à 20 heures en usage mixte (capteurs, navigation, écran bien lisible). Les modèles comme les Garmin Edge 840, 1040, 1040 Solar ou le Coros Dura remplissent largement ce cahier des charges. Sur des épreuves d’ultra-distance, un modèle solaire ou à très grande batterie devient presque indispensable pour éviter de dépendre de recharges fréquentes.
Les GPS vélo bas de gamme sont-ils assez précis ?
Les compteurs GPS d’entrée de gamme utilisent les mêmes constellations de satellites que les modèles plus chers, et leur précision en distance et vitesse reste généralement satisfaisante pour un usage loisir ou entraînement classique. La différence se fait surtout sur la stabilité du signal en environnement difficile, la qualité de l’altimètre barométrique et la richesse des fonctions d’analyse. Pour suivre ses kilomètres, ses vitesses moyennes et enregistrer ses sorties, un modèle simple est déjà largement suffisant.
Peut-on utiliser un GPS vélo pour le VTT engagé ?
Oui, à condition de choisir un modèle robuste, bien fixé et avec un écran assez lisible sans distraire en descente. De nombreux vététistes optent pour des GPS compacts type Edge 550 ou Bolt, fixés solidement sur la potence, pour limiter les risques en cas de chute. La cartographie détaillée aide à repérer les intersections et le relief, mais l’essentiel reste la solidité du support et la facilité à jeter des coups d’œil rapides sans quitter le sentier des yeux trop longtemps.



