Trace Vosgienne VTT 2024 : parcours, inscription et résultats

Au cœur de l’été vosgien, la Trace Vosgienne est devenue l’un de ces rendez-vous dont les vététistes parlent dès le printemps. Entre le lac de Longemer, les forêts de sapins et les crêtes dégagées, ce événement cycliste concentre tout ce qui fait le charme du VTT Vosges : des chemins variés, un relief joueur et une ... Lire plus
Lucas Bernat
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Au cœur de l’été vosgien, la Trace Vosgienne est devenue l’un de ces rendez-vous dont les vététistes parlent dès le printemps. Entre le lac de Longemer, les forêts de sapins et les crêtes dégagées, ce événement cycliste concentre tout ce qui fait le charme du VTT Vosges : des chemins variés, un relief joueur et une ambiance qui mélange compétition et plaisir de rouler. L’édition 2024, programmée les samedi 27 et dimanche 28 juillet, aligne quatre parcours chronométrés de 25, 40, 75 et 100 kilomètres, complétés par des randonnées et des formats réservés aux plus jeunes. On est loin de la simple course locale : la Trace s’inscrit dans le calendrier estival du Grand Est et attire désormais des pilotes de plusieurs régions, parfois même de l’étranger.

La force de cette course VTT, c’est de proposer une vraie palette d’expériences, du rider qui vient tester son premier 25 kilomètres à celui qui vise une performance sur le nouveau 100 kilomètres, pensé comme un véritable trail VTT en montagne. Le tout sur un terrain exigeant mais lisible, avec des profils adaptés à différents niveaux et la possibilité de s’aligner en VTT classique ou en VTTAE. Les organisateurs, appuyés par un club solide et une équipe de bénévoles aguerris, soignent les détails : balisage dense, ravitaillements sérieux, gestion des résultats via chronométrage électronique et diffusion en ligne rapide. C’est ce mélange de rigueur sportive et de convivialité qui fait revenir les participants année après année.

  • Dates : samedi 27 et dimanche 28 juillet 2024, au cœur de la saison VTT estivale.
  • Lieu : bord du lac de Xonrupt-Longemer, au pied des Hautes Vosges.
  • Formats : randonnées VTT le samedi, courses de 25, 40, 75 et 100 km le dimanche.
  • Public : ouvert aux licenciés FFC et aux non-licenciés avec certificat médical, avec un large dispositif pour les enfants.
  • Infos pratiques, inscription et résultats : site officiel tracevosgienne.fr et plateforme de chronométrage dédiée.

Trace Vosgienne VTT 2024 : formats, distances et esprit des parcours

La Trace Vosgienne, née à la fin des années 1980, a gardé l’ADN des premières grandes randonnées du massif, tout en adoptant les codes d’une course VTT moderne. L’édition 2024 ne fait pas exception : quatre distances dominicales structurent l’événement, tandis que le samedi se concentre sur la randonnée et la découverte. L’ensemble part du bord du lac de Longemer à Xonrupt-Longemer, ce qui offre un cadre pratique pour les familles et les accompagnants, avec stationnement, zone d’accueil et accès facile aux différents départs.

Le format 25 kilomètres joue le rôle de porte d’entrée. Le dénivelé reste raisonnable, les descentes sont peu techniques et le balisage met en confiance. C’est l’option logique pour un premier trail VTT chronométré ou pour ceux qui viennent découvrir les Hautes Vosges sans passer la journée sur le vélo. Les passages en forêt alternent avec quelques sections plus dégagées qui surplombent le lac, histoire de rappeler que la Trace ne se contente pas de tourner en rond sur des pistes faciles.

Le 40 kilomètres vise déjà un public plus aguerri, avec un dénivelé plus marqué et plusieurs montées où il faut savoir gérer son effort. Cette distance s’adresse aux vététistes réguliers, capables d’enchaîner 3 à 4 heures de selle. Les pilotes équipés en VTT Vosges typé all-mountain ou en semi-rigide XC y trouvent un bon terrain d’expression, avec quelques descentes plus franches et des épingles serrées. Pour un groupe comme celui de Camille, Quentin et Sofiane, trois amis qui roulent toute l’année en club, c’est typiquement le format qui permet de se tirer la bourre sans exploser trop loin de l’arrivée.

Les 75 et 100 kilomètres changent clairement de registre. On parle là d’épreuves d’endurance, conçues pour ceux qui ont déjà un socle d’entraînement solide et l’habitude de gérer une alimentation sur la durée. Le 75 kilomètres est souvent considéré comme la distance « reine historique » : il combine belles crêtes, longues sections forestières et liaisons plus roulantes pour souffler. La nouveauté 100 kilomètres, introduite pour les éditions récentes, s’adresse à une frange encore plus pointue des participants. Sur cette boucle, la Trace Vosgienne bascule franchement vers la logique d’ultra VTT, avec un temps de selle qui dépasse largement les 5 heures chez de nombreux riders.

Le samedi, place à une ambiance plus détendue avec les randonnées non chronométrées, centrées sur des boucles de 25 et 40 kilomètres. Ces formats gardent une partie du tracé du dimanche, mais sans la pression du chrono ni la densité du peloton. Pour des familles ou des groupes de collègues en quête d’un défi accessible, c’est une manière intéressante de vivre l’événement cycliste de l’intérieur sans s’enfermer dans la logique purement compétitive.

Un point mérite d’être souligné : la Trace accueille aussi bien les VTT musculaires que les VTTAE. Les organisateurs ont choisi de ne pas opposer ces deux pratiques mais de les intégrer avec des catégories distinctes, ce qui semble plus pertinent que d’interdire l’assistance électrique sur ce type de terrain. Sur les longs formats, l’assistance ne transforme pas la course en promenade : elle change simplement la gestion de l’effort, tout en restant exigeante en technique et en endurance.

Au fil des éditions, cette structuration des distances et des profils a permis à la Trace Vosgienne de rester lisible. Chaque participant peut s’aligner sur un format cohérent avec sa pratique, sans se tromper de registre. C’est probablement la clef d’un événement qui attire aussi bien des néophytes que des pilotes très affûtés.

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Un tableau récapitulatif des formats VTT de la Trace Vosgienne 2024

Pour se repérer rapidement dans l’offre de courses et randos, un aperçu synthétique aide à choisir son inscription.

Parcours Distance approximative Type Profil conseillé
Rando 25 km 25 km Randonnée non chronométrée (samedi) Débutants, familles, reprise après coupure
Rando 40 km 40 km Randonnée non chronométrée (samedi) Pratiquants réguliers, VTTAE loisirs
Course 25 km 25 km Course VTT (dimanche) Premier dossard, juniors, test de forme
Course 40 km 40 km Course VTT (dimanche) Cavaliers réguliers en club ou indépendants
Course 75 km 75 km Course VTT longue distance (dimanche) Pratiquants entraînés, objectifs sportifs ciblés
Course 100 km 100 km Ultra VTT (dimanche) Experts, gros volume d’entraînement, gestion d’effort avancée

Avec ce panorama, chacun visualise mieux la marche à gravir. Le passage du 40 au 75 ou au 100 kilomètres n’a rien d’anodin : il implique un autre rapport à la fatigue et à l’alimentation.

Inscription Trace Vosgienne 2024 : licences, certificat médical et bonnes pratiques

Sur la Trace Vosgienne, la partie inscription ressemble à ce que l’on retrouve sur la plupart des grandes épreuves française sous égide FFC, mais avec quelques spécificités utiles à connaître pour éviter les mauvaises surprises le jour J. La règle de base reste simple : les courses dominicales sont réservées aux licenciés compétition FFC ou à ceux qui fournissent un certificat médical de non-contre-indication à la pratique du cyclisme en compétition, de moins d’un an. Les randonnées du samedi, elles, sont ouvertes au plus grand nombre avec un cadre plus souple, mais toujours sous couvert d’une responsabilité sérieuse de l’organisateur.

L’inscription se fait prioritairement en ligne, via le site officiel tracevosgienne.fr. On y retrouve un lien direct vers la plateforme partenaire, souvent de type myraceresult ou équivalent. C’est là que se choisit le format (25, 40, 75, 100 km ou rando), que l’on renseigne son numéro de licence éventuel et que l’on dépose son certificat médical si nécessaire. Ce passage par le numérique simplifie la gestion sur place : dossards plus rapides à récupérer, moins d’attente au contrôle administratif, fichiers de départ déjà prêts pour le chronométreur.

Pour un groupe comme celui de Tom, qui décide début juillet de venir depuis l’Alsace, le bon réflexe consiste à réserver tôt son créneau, surtout pour les longues distances. Même si la Trace ne ferme pas les inscriptions des semaines à l’avance, les organisateurs doivent anticiper les quantités sur les ravitaillements et la logistique du chronométrage. Remplir tout cela à la dernière minute sur place, c’est s’exposer à des files d’attente inutiles et à un stress évitable avant une épreuve déjà exigeante.

Concernant le certificat médical, un point mérite d’être martelé : il doit mentionner explicitement la pratique du cyclisme en compétition. Un certificat vague type « apte au sport » a de grandes chances d’être refusé. Ce détail administratif, beaucoup le découvrent trop tard. Mieux vaut donc anticiper un rendez-vous chez le médecin traitant au printemps, surtout si l’on vise un gros format comme le 100 kilomètres. Sur une épreuve qui peut vous garder six heures sur le vélo, la dimension médicale n’a rien d’anecdotique.

Les licenciés FFC compétition, qu’ils viennent d’un club local ou d’une association plus lointaine, gagnent du temps sur ces démarches, puisque leur licence fait foi. L’inscription se réduit alors à un simple formulaire et au choix de la distance. Pour les enfants, les organisateurs proposent des modalités simplifiées, avec parfois la possibilité de s’inscrire encore le jour même pour les draisiennes et petites catégories, histoire de ne pas rajouter une couche d’administration aux familles.

Sur le plan financier, la Trace Vosgienne reste plutôt raisonnable par rapport à d’autres événements de même standing. Les droits d’inscription couvrent le chronométrage, les ravitaillements, la logistique de secours et souvent un lot souvenir. Là encore, l’inscription anticipée en ligne s’avère plus avantageuse : des grilles tarifaires différenciées récompensent ceux qui ne s’y prennent pas à la dernière minute. C’est une bonne chose, car cela permet aux organisateurs d’investir à bon escient dans les équipements et dans un balisage de qualité.

Pour résumer, s’inscrire sur cette course VTT vosgienne demande surtout d’anticiper trois éléments : certificat médical adapté, choix cohérent de la distance et réservation en ligne suffisamment tôt. Une fois ces cases cochées, le dossier est propre, ce qui laisse l’esprit libre pour se concentrer sur l’entraînement et la préparation logistique.

Profil des parcours VTT Vosges : dénivelé, terrains et gestion de l’effort

Les profils de la Trace Vosgienne reflètent bien le caractère des Hautes Vosges. On retrouve une alternance de montées franches en forêt, de sections plus roulantes sur pistes et de descentes parfois techniques, surtout sur les formats longs. Même si les chiffres exacts de dénivelé varient selon les éditions, les tendances restent les mêmes : le 25 kilomètres tourne autour d’un dénivelé accessible, le 40 commence à tirer sur les mollets, le 75 et le 100 basculent dans la haute endurance. Le tout se joue autour de Xonrupt-Longemer et, selon les années, en direction de La Bresse ou des crêtes.

Un point qui surprend parfois les participants venant de régions plus plates, c’est la nature irrégulière des montées. On ne parle pas de longues rampes à 5 % constantes, mais plutôt de bosses qui alternent entre courtes sections raides, faux plats et replats. Cette structure oblige à une gestion plus fine de l’effort. Les coureurs qui partent trop vite sur le 40 kilomètres, par exemple, explosent souvent autour de la mi-course, lorsque s’enchaînent deux ou trois montées plus sèches. À l’inverse, ceux qui acceptent de lever le pied au départ arrivent encore lucides pour profiter des descentes finales.

Sur les descentes, le terrain vosgien se révèle plus technique que ce que certains imaginent. Racines, cailloux, épingles serrées et, parfois, passages légèrement défoncés imposent une vraie concentration. Ce n’est pas de l’enduro extrême, mais rester fluide demande une position bien calée, des freins entretenus et des pneus adaptés. Ceux qui s’obstinent à partir en pneus trop roulants pour « gagner du temps » sur les parties rapides le payent souvent cher sur les sections plus engagées, en multipliant les glissades et les crevaisons.

Les formats 75 et 100 kilomètres ajoutent une dimension mentale. Sur ces distances, le dénivelé cumulé commence à peser, et les erreurs de pacing se paient cash. Par exemple, une équipe de quatre amis de Nancy, venue l’an passé sur le 75, a vite compris que respecter une allure cible, même inférieure à leurs capacités de début de course, restait la clé pour tenir jusqu’au bout. Ceux qui ont tenté de s’accrocher à des groupes plus rapides ont fini en mode survie, parfois à marche forcée dans les dernières grimpettes.

L’alimentation et l’hydratation viennent compléter cette gestion de l’effort. La Trace propose plusieurs ravitaillements bien répartis sur les longs formats, mais compter uniquement sur ceux-ci reste risqué. Un minimum de stratégie personnelle, avec barres, gels ou aliments solides glissés dans les poches, fait souvent la différence quand le corps commence à protester. Les coureurs les plus expérimentés adoptent un rythme quasi métronomique : une petite prise alimentaire toutes les 20 à 30 minutes, et des gorgées régulières, même quand la soif ne se fait pas encore sentir.

La météo vosgienne joue son rôle, parfois déroutant pour ceux qui découvrent le massif. Un départ sous le soleil ne garantit pas une journée stable : brouillard sur les hauteurs, température qui chute dans les sous-bois humides, voire averses locales. C’est là que la préparation de l’équipement fait la différence, notamment sur les épreuves longues. Une veste légère dans le sac, des gants adaptés et, pour les plus prévoyants, un maillot de rechange laissé au point d’arrivée, suffisent souvent à éviter une hypothermie après l’effort.

En combinant ces paramètres, les parcours de la Trace Vosgienne s’imposent comme un bel exercice d’équilibre. Ils sollicitent à la fois la technique, l’endurance et la capacité à gérer des conditions changeantes. Ceux qui l’ont compris reviennent souvent avec une idée précise : améliorer leur gestion d’effort l’année suivante, en calant mieux leur niveau de départ et en ajustant leur matériel.

Résultats Trace Vosgienne : classement, suivi en ligne et lecture des performances

Les résultats font partie intégrante de l’ADN de la Trace Vosgienne, surtout pour les formats de course VTT du dimanche. L’organisation s’appuie sur un chronométrage par puces électroniques, permettant de gérer les temps de passage et les arrivées avec fiabilité. Une fois la ligne franchie, les temps s’affichent assez rapidement sur des écrans dédiés, puis sont publiés en ligne sur le site de la Trace et sur la plateforme partenaire type myraceresult. On peut y consulter les classements par catégorie, les écarts, voire les temps au tour pour certaines épreuves destinées aux plus jeunes.

Pour un participant qui vient de terminer son 40 kilomètres, ce suivi a un double intérêt. D’un côté, il permet de se situer dans le peloton, de comparer son temps à celui des meilleurs ou à ses amis. De l’autre, il offre une base pour analyser sa performance et calibrer ses objectifs pour les années suivantes. Certains coureurs, surtout ceux qui fréquentent les compétitions régionales, utilisent ces données pour croiser leurs résultats avec ceux d’autres épreuves, histoire d’identifier leurs terrains favoris ou leurs points faibles.

Une dimension intéressante se trouve du côté de la Trace Vosg’eunes, l’événement orienté vers les enfants et adolescents, souvent organisé en parallèle. Les résultats de ces formats sont aussi mis en ligne, parfois avec le détail des tours réalisés sur des boucles adaptées. Pour les clubs formation, c’est un outil précieux : les entraîneurs peuvent suivre les progrès de leurs jeunes pilotes d’une année sur l’autre, repérer ceux qui gèrent bien la pression de la compétition et ceux qui ont besoin d’un accompagnement complémentaire.

Cette transparence sur les résultats a aussi un effet structurant sur l’événement. Elle crédibilise la Trace Vosgienne aux yeux des coureurs réguliers, qui comparent naturellement la rigueur de l’organisation à celle d’autres courses du calendrier. Un balisage propre, des horaires de départ respectés, des résultats publiés rapidement : ce trio crée un cercle vertueux. Les coureurs satisfaits en parlent autour d’eux, et l’événement continue d’attirer de nouveaux profils, sans se contenter de la base locale.

On peut noter au passage une tendance récente : l’exploitation des données de course par les participants eux-mêmes via des plateformes comme Strava. De nombreux coureurs synchronisent leur Trace Vosgienne avec leurs comptes, ce qui génère segments, comparaisons et discussions post-course. Certains y voient un excès de quantification, mais, bien utilisé, cet outil peut devenir un levier de motivation. À condition de garder en tête que les chiffres ne disent pas tout, notamment sur l’état de forme du jour ou les aléas du parcours.

Au fond, les résultats de la Trace Vosgienne se lisent à plusieurs niveaux. Les premiers jouent la gagne, visent le podium et calibrent leur saison en fonction de cet objectif. La grande majorité des participants, elle, cherche plutôt un repère : battre son temps de l’édition précédente, finir sans crise majeure, ou simplement boucler pour la première fois un 75 ou un 100 kilomètres. Dans tous les cas, l’existence d’un classement clair et fiable donne de la consistance à cet objectif, ce qui explique en partie l’attachement des vététistes à ce rendez-vous vosgien.

Ambiance sur place, jeunes et familles : la Trace Vosgienne au-delà de la seule performance

Réduire la Trace Vosgienne à un simple rassemblement de compétiteurs serait passer à côté d’une bonne partie de son intérêt. Sur le terrain, l’événement prend plutôt des airs de grand week-end de club élargi, où se croisent pilotes affûtés, enfants en draisienne et accompagnants venus profiter du lac. Le site de départ, installé près de la route de la plage à Xonrupt-Longemer, offre une base logistique confortable : zone d’accueil, stands des partenaires, buvette, parfois petite restauration. Ceux qui ne prennent pas le départ trouvent facilement de quoi occuper la journée, entre baignade, balades et encouragements au bord du parcours.

Les organisateurs ont clairement misé sur l’ouverture aux jeunes. Les épreuves du samedi après-midi sont taillées pour eux, avec des formats progressifs selon les catégories d’âge. Les plus petits, dès 2 ans, s’élancent en draisienne sur des boucles très courtes, sécurisées et accessibles. Voir ces mini-pilotes, parfois à peine plus hauts que leurs guidons, franchir la ligne sous les applaudissements donne une tonalité différente à l’ensemble du week-end. Pour les familles, c’est souvent la porte d’entrée vers la pratique, avec des enfants qui, quelques années plus tard, s’inscrivent sur le 25 kilomètres.

La présence de nombreux clubs renforce cette ambiance. Maillots assortis, tonus des groupes au retrait des dossards, rituels de préparation autour des voitures aménagées en ateliers improvisés : l’atmosphère rappelle celle des grandes classiques VTT de la fin des années 1990, mais avec un encadrement moderne. On se transmet des conseils de pneus, on ajuste une pression de fourche, on discute des choix de braquets pour le 75 kilomètres. Ceux qui roulent en solo se greffent facilement à ces discussions, la communauté VTT gardant un côté assez ouvert, surtout sur ce type d’événement de montagne.

L’ambiance sur le parcours n’est pas en reste. Certains secteurs clés voient se masser des spectateurs : sommet de bosse près d’un parking accessible, entrée de singletrack technique, arrivée au village. Les enfants agitent des cloches, les bénévoles encouragent sans relâche, parfois en appelant les coureurs par leur prénom grâce à la personnalisation des dossards. Ce soutien joue un rôle non négligeable, notamment pour ceux qui visent un premier 40 ou 75 kilomètres. Quand les jambes commencent à brûler, entendre son nom au détour d’un sentier aide à garder le moral.

Côté organisation, cette ambiance ne tombe pas du ciel. Elle repose sur une armée de bénévoles, souvent issus des clubs locaux comme Gérardmer Cyclo, La Bresse ou Xonrupt. Fléchage, sécurisation des traversées de route, service sur les ravitaillements, remise des dossards : sans ce tissu associatif, la Trace Vosgienne ne pourrait tout simplement pas tenir sa place dans le calendrier. Là où certains événements se reposent trop sur des prestataires externes, on sent ici une implication du territoire, qui donne une saveur particulière à l’ensemble.

Pour un vététiste qui hésite à s’engager sur une grosse distance, ce contexte fait souvent la différence. Savoir que, derrière les chiffres de dénivelé et les contraintes administratives, on va trouver une ambiance chaleureuse, des bénévoles attentifs et un site agréable pour les proches, change la perception de l’effort à fournir. Beaucoup finissent d’ailleurs par revenir l’année suivante, parfois avec un ou deux amis supplémentaires, preuve que cette alchimie entre sport et convivialité fonctionne plutôt bien.

Comment s’inscrire à la Trace Vosgienne VTT 2024 ?

L’inscription se fait principalement en ligne via le site officiel tracevosgienne.fr, qui renvoie vers la plateforme de chronométrage partenaire. Il faut choisir la distance (rando 25/40 km le samedi, courses 25/40/75/100 km le dimanche), renseigner ses coordonnées et, pour les non-licenciés FFC, déposer un certificat médical de moins d’un an mentionnant la pratique du cyclisme en compétition. Un retrait de dossard sur place est ensuite organisé la veille ou le matin de l’épreuve.

Quels niveaux sont nécessaires pour les différents parcours VTT ?

Le 25 km convient aux débutants sportifs et aux juniors qui découvrent la compétition. Le 40 km s’adresse aux pratiquants réguliers capables de tenir 3 à 4 heures sur le vélo. Le 75 km vise des vététistes entraînés, habitués aux longues sorties en terrain vallonné. Le 100 km demande un gros volume d’entraînement, une bonne expérience de la montagne et une gestion rigoureuse de l’alimentation. Les randonnées du samedi restent, elles, accessibles à un public plus large.

Où trouver les résultats de la Trace Vosgienne VTT 2024 ?

Les résultats sont publiés en ligne le jour même ou dès le lendemain. On les retrouve sur le site tracevosgienne.fr, qui renvoie vers la plateforme de chronométrage (type myraceresult). Les classements par catégorie, les temps individuels et, selon les formats, les temps au tour sont disponibles et téléchargeables. Les résultats des épreuves jeunes (Trace Vosg’eunes) y sont également consultables.

Les VTTAE sont-ils acceptés sur la Trace Vosgienne ?

Oui, la Trace Vosgienne accepte les vélos à assistance électrique sur plusieurs formats, avec des catégories spécifiques. L’assistance doit respecter la réglementation en vigueur (puissance et coupure à 25 km/h). L’inscription se fait de la même manière que pour les VTT classiques, avec licence FFC compétition ou certificat médical adapté. Les organisateurs veillent à ce que la cohabitation se passe bien, notamment dans les montées et aux ravitaillements.

Peut-on venir en famille à la Trace Vosgienne VTT 2024 ?

Oui, l’événement est pensé pour accueillir familles et accompagnants. Le site de départ-arrivée se situe au bord du lac de Xonrupt-Longemer, avec des espaces de promenade, des zones d’ombre et des points de restauration. Les randonnées du samedi sont accessibles à un large public et des épreuves spécifiques sont proposées aux enfants, dès l’âge de 2 ans en draisienne. C’est une bonne occasion de combiner week-end en montagne et découverte du VTT.

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