Quelles aides de l’État pour acheter un vélo électrique en 2026 ?

En quelques années, les aides gouvernementales pour l’achat vélo électrique sont devenues un vrai labyrinthe. Entre bonus écologique vélo, prime à la conversion, subventions vélo 2026 des collectivités et dispositifs liés au plan mobilité durable, le cycliste qui veut passer au VAE se retrouve souvent à signer son bon de commande sans avoir compris de ... Lire plus
Lucas Bernat
découvrez les aides de l'état en 2026 pour faciliter l'achat d'un vélo électrique : subventions, primes et dispositifs pour alléger votre budget et favoriser la mobilité durable.

En quelques années, les aides gouvernementales pour l’achat vélo électrique sont devenues un vrai labyrinthe. Entre bonus écologique vélo, prime à la conversion, subventions vélo 2026 des collectivités et dispositifs liés au plan mobilité durable, le cycliste qui veut passer au VAE se retrouve souvent à signer son bon de commande sans avoir compris de combien l’État et les collectivités peuvent réellement alléger la facture. Pourtant, un montage bien pensé permet encore de faire baisser le ticket de plusieurs centaines, voire de plusieurs milliers d’euros pour certains profils, en particulier les ménages modestes en zone à faibles émissions.

Le décor est simple : bonus écologique vélo national recentré sur quelques publics, prime à la conversion vélo qui cible ceux qui acceptent de se séparer d’un véhicule ancien, et aides locales très disparates selon les communes. L’enjeu n’est pas seulement financier. Ces dispositifs orientent aussi les choix techniques : beaucoup basculent vers le vélo cargo ou longtail parce que la prime à l’achat vélo est plus élevée sur ces modèles, jugés capables de remplacer concrètement une voiture. Au milieu, il reste la question de l’écologie transport et de la cohérence d’un soutien État vélo électrique dans un pays qui prétend accélérer sur la décarbonation.

En bref

  • Plus de bonus national pour tous les profils : le bonus écologique vélo cible désormais surtout les revenus modestes et les vélos spécifiques (cargo, longtail, pliants, vélos adaptés).
  • La prime à la conversion vélo reste le levier le plus puissant pour qui met à la casse une voiture ancienne et passe au VAE, surtout en zone à faibles émissions.
  • Les subventions vélo 2026 locales (régions, métropoles, communes) font souvent la différence, avec des montants de 200 à 1 000 € selon les territoires.
  • Le cumul d’aides obéit à des règles strictes : plafond de 40 % du prix pour le bonus national, impossibilité de dépasser le prix TTC, et parfois interdiction de combiner État et aide locale.
  • Un dossier mal monté se traduit vite par un refus : facture non conforme, délais dépassés, RFR trop élevé. Anticiper les justificatifs évite les mauvaises surprises.

Bonus écologique vélo et prime à l’achat vélo en 2026 : ce que l’État finance encore réellement

Pour un acheteur comme Claire, 38 ans, salariée à Toulouse, la question revient toujours au moment d’essayer un VAE en magasin : « Au final, l’État m’aide à combien ? ». La réponse dépend aujourd’hui d’un empilement de critères, mais repose toujours sur la même base juridique, autour de l’article D251-1 du Code de l’énergie. Le bonus écologique vélo n’a pas disparu, il a simplement été resserré pour concentrer l’aide financière vélo électrique sur certains publics et certains types de cycles.

Premier filtre incontournable : les conditions techniques. Pour prétendre à une aide nationale, le vélo doit être neuf, répondre à la norme NF EN 15194 pour les VAE (assistance jusqu’à 25 km/h, moteur 250 W maximum) et être conservé au minimum un an. Ce point est loin d’être anecdotique. Revendre son vélo au bout de six mois annule le bénéfice du dispositif et déclenche le remboursement intégral des sommes perçues. Dans la pratique, mieux vaut choisir un modèle qu’on aura envie de garder, plutôt que de succomber à un VAE tape-à-l’œil mal adapté à son usage.

Deuxième filtre, plus décisif : le revenu fiscal de référence par part (RFR/part). Le seuil de 14 089 € par part joue le rôle de ligne de crête. En dessous, un particulier reste éligible au bonus pour un VAE classique. Au-dessus, il ne peut prétendre qu’aux aides liées à des vélos dits « spécifiques » : cargo, longtail, pliant, ou vélo adapté à un handicap. Ce choix budgétaire a un effet direct sur le marché. De nombreux foyers aux revenus intermédiaires basculent vers un cargo parce que la différence de soutien public devient significative entre un VAE de ville et un vélo allongé capable de transporter deux enfants.

Les plafonds nationaux suivent cette logique. Sur un VAE classique, un profil modeste peut obtenir une aide qui reste modérée et plafonnée à une fraction du prix, toujours avec la règle des 40 % maximum du coût d’achat TTC. Sur un vélo cargo ou un longtail, la barre monte nettement plus haut. Les montants indicatifs parlent d’eux-mêmes : autour de 2 000 € de bonus possible pour un cargo, quand un VAE urbain se contente d’un soutien bien inférieur. Une personne en situation de handicap, elle, peut atteindre des montants comparables pour un vélo adapté, souvent réglé sur mesure, nettement plus cher qu’un modèle de série.

À ce premier étage s’ajoute celui de la prime à la conversion vélo. Là, le principe est clair : abandonner un véhicule polluant pour financer son passage au vélo. Claire, avec son vieux diesel de 2008 encore stationné devant la maison, entre dans la cible. Si elle accepte la mise à la casse via un centre VHU agréé et fait détruire sa voiture, elle peut déclencher une aide qui grimpe jusqu’à 3 000 € en cumulant modeste RFR et résidence en zone à faibles émissions. Le certificat de destruction devient alors le document clé, sans lequel le dossier est automatiquement recalé.

Le message implicite de ces aides gouvernementales est limpide : rouler en VAE en plus de sa voiture ne suffit plus à convaincre l’État d’intervenir fortement. En revanche, remplacer une auto par un cargo, surtout en ZFE, coche toutes les cases du plan mobilité durable. Le législateur oriente par la prime le type de vélo acheté. Pour une famille de centre-ville, cette incitation n’est pas absurde : un longtail avec bonnes sacoches remplace très concrètement la seconde voiture.

Face à ce cadre, les vendeurs ont un rôle ambigu. Certains détaillants détaillent bien le mécanisme, d’autres préfèrent rester flous au moment de signer. Pour ne pas acheter à l’aveugle, un détour par un guide spécialisé sur la prime vélo électrique et ses montants aide à se faire une idée de ce que le budget final peut devenir. L’essentiel, pour un acheteur, est de garder en tête cette phrase simple : le calcul officiel applique toujours la formule la plus favorable, mais uniquement dans la limite de 40 % du prix du vélo et des plafonds fixés.

découvrez les aides de l'état disponibles en 2026 pour l'achat d'un vélo électrique et bénéficiez de soutien financier pour votre mobilité écologique.

Derrière ces chiffres, un choix politique affleure : pousser les cyclistes vers des formats vraiment utilitaires plutôt que d’arroser sans distinction tous les VAE d’entrée de gamme. On peut discuter la pertinence du seuil ou la complexité du dispositif, mais une chose ressort nettement : le profil et le type de vélo pèsent désormais plus que jamais dans l’obtention du moindre euro d’aide.

Subventions vélo 2026 des régions et métropoles : là où se joue la vraie différence de prix

Une fois digéré le fonctionnement du bonus et de la conversion, la prochaine étape pour Claire consiste à se pencher sur les subventions vélo 2026 de son territoire. C’est souvent là que l’écart se creuse entre deux villes voisines. Un même VAE à 2 500 € n’a tout simplement pas le même prix final à Grenoble, à Pau ou en périphérie lilloise. Cette inégalité territoriale ne va pas disparaître, autant en tirer parti quand on est du bon côté de la carte.

Le niveau le plus actif reste celui des métropoles et intercommunalités. Des structures comme Grenoble-Alpes Métropole, Nantes Métropole, Strasbourg Eurométropole ou Métropole de Lyon ont compris que soutenir l’aide financière vélo électrique localement était souvent plus efficace que d’élargir encore le bus ou le tram. Résultat, on voit fleurir des aides de 200 à 500 € pour un VAE classique, et de 500 à 1 000 € pour un cargo, parfois davantage pour des vélos adaptés ou des publics spécifiques.

Pour s’y retrouver, un tableau synthétique aide à visualiser quelques ordres de grandeur typiques sur un VAE classique, hors bonus national :

Type de territoire Montant VAE classique (indicatif) Montant vélo cargo (indicatif) Particularités fréquentes
Métropole très engagée (Grenoble, Nantes…) 400 à 750 € 1 000 à 1 500 € Plafond dépendant du revenu, parfois jeunes priorisés
Grande agglomération « moyenne » 200 à 400 € 500 à 900 € Conditions de RFR, parfois ZFE obligatoire
Commune isolée engagée 100 à 250 € 300 à 600 € Souvent limité aux résidents, enveloppe annuelle restreinte
Territoire rural peu doté 0 à 150 € 0 à 300 € Aide parfois remplacée par un soutien au covoiturage

Ce tableau n’a rien d’officiel, mais il colle à ce qu’on observe sur le terrain. Une agglomération qui a mis le vélo au cœur de son plan de déplacements consacre souvent des enveloppes solides aux VAE, surtout quand l’offre de transport collectif ne peut pas tout couvrir. À l’inverse, certains départements ruraux misent davantage sur les parkings relais ou l’autopartage, laissant le VAE à la marge.

Les régions, elles, se positionnent différemment. Certaines se concentrent sur les vélos utilitaires professionnels, en ciblant artisans et livreurs avec des aides à l’achat de cargo ou de remorque. D’autres mettent en avant les jeunes : étudiants, apprentis, lycéens éloignés des pôles d’études. Le message est transparent : réduire le coût des déplacements du quotidien plutôt que financer le VAE loisir du week-end.

Il existe aussi des dispositifs pensés pour casser la réduction fiscale vélo électrique souvent réservée aux entreprises. Dans certaines régions, un auto-entrepreneur qui s’équipe d’un cargo pour ses tournées peut cumuler amortissement fiscal spécifique et subvention d’investissement. Ce type de montage reste encore peu connu, mais il montre que la frontière entre aide aux particuliers et soutien aux professionnels devient plus floue.

Sur le terrain, cette mosaïque d’aides locales influe directement sur les pratiques. Dans une métropole très généreuse, on croise plus de cargos avec banquette enfant que de VTC musculaires. Dans une ville sans subvention, le marché bascule plutôt vers de l’occasion non assistée. Cela vaut autant pour les trajets boulot que pour les randos en montagne : un cycliste qui grimpe un col comme le Soulor avec un VAE emportant ses sacoches s’est souvent aidé d’un coup de pouce public au moment de l’achat, comme le montrent certains retours d’expérience sur la montée décrite dans ce récit du col du Soulor à vélo.

Un point fait toujours débat : faut-il réserver ces aides aux revenus modestes ou les ouvrir largement pour pousser un basculement massif vers le vélo ? Beaucoup de collectivités ont tranché pour un système à paliers, avec un plafond maximal pour les RFR les plus bas, et une aide plus symbolique pour les RFR élevés. C’est probablement le compromis le plus cohérent, même si l’acheteur qui gagne « un peu trop » a souvent le sentiment de passer à côté du train.

Cumul des aides gouvernementales et locales : comment monter un dossier gagnant pour son achat vélo électrique

Les montants bruts font rêver, mais la réalité passe par une règle simple : impossible de toucher plus que le prix TTC du vélo, et le bonus écologique vélo ne peut jamais dépasser 40 % de ce montant. À partir de là, le jeu consiste à empiler intelligemment les briques : bonus national, prime à la conversion, subventions locales et, dans certains cas, dispositifs liés à un plan mobilité durable d’entreprise.

Pour Claire, qui vise un cargo à 4 000 €, la combinaison ressemble à un puzzle. Avec un RFR modeste, un logement en ZFE et un vieux diesel éligible, elle peut théoriquement empiler jusqu’à environ 2 000 € de bonus cargo, 3 000 € de prime à la conversion, puis 500 à 1 000 € d’aide métropolitaine, le tout dans la limite du prix du vélo. Sur le papier, l’addition flirte avec 5 500 €, ce qui couvre la quasi-totalité de l’investissement. Dans la pratique, la plupart des bénéficiaires se situent à des niveaux plus bas, mais ce plafond illustre bien la cible : un vélo de famille capable de remplacer la voiture sur l’essentiel des trajets urbains.

À l’autre extrémité, un foyer aisé hors ZFE qui achète un VAE urbain à 2 000 € se retrouve sans bonus national, sans conversion possible s’il garde sa voiture, et tributaire d’une aide locale modeste, quand elle existe. Autrement dit, l’État considère que ce public peut assumer l’achat sans coup de pouce. On peut le regretter, mais ce choix pousse clairement l’argent public vers ceux qui ont le plus à gagner à abandonner une vieille voiture.

Le piège, pour un acheteur, se situe souvent dans les conditions de cumul imposées par certaines collectivités. Plusieurs communes ou métropoles conditionnent leur prime à l’achat vélo à l’absence d’aide nationale. Dans ce cas, demander le bonus État entraîne automatiquement la perte de l’aide locale. Résultat, on voit des cas où renoncer à un bonus modeste permet de débloquer une subvention communale plus généreuse. Sans simulation préalable, impossible de le deviner.

Les délais représentent l’autre grande source d’échec. Là où la plateforme nationale accepte un dépôt jusqu’à six mois après l’achat, certaines métropoles exigent la demande dans les trois mois, voire avant la facturation. Un achat impulsif un samedi après-midi, sans lecture des conditions, conduit alors à un refus quasi certain. Le réflexe sain consiste à caler une check-list rapide avant de sortir la carte bancaire.

Pour structurer ce montage, une approche en quatre étapes fonctionne bien :

  • Identifier son profil : RFR/part, résidence en ZFE ou non, type de véhicule ancien disponible pour une conversion.
  • Cartographier les aides : État (bonus et conversion), région, métropole, commune, éventuellement employeur.
  • Simuler plusieurs scénarios : avec ou sans conversion, avec ou sans bonus national, choix entre VAE classique et cargo.
  • Choisir le bon ordre de demande : certaines aides exigent le dépôt avant l’autre, ou interdisent le cumul.

Au passage, un outil en entreprise mérite d’être glissé dans l’équation même s’il ne s’agit pas directement d’une aide publique : le forfait mobilités durables. Beaucoup de boîtes intègrent désormais ce forfait à leurs accords internes. Pour un salarié qui se met au vélotaf quotidien, la combinaison VAE subventionné et FMD annuel transforme le vélo en vraie solution long terme, à condition de s’équiper correctement pour rouler toute l’année, par exemple avec les astuces détaillées dans ce guide sur les équipements de velotaf en hiver.

Une fois ces briques assemblées, la vision d’ensemble change. Au lieu de raisonner uniquement en « combien coûte mon VAE », on passe à une logique « combien me coûte ma mobilité vélo sur trois ans, aides comprises ». Pour un foyer qui remplace réellement une voiture, la réponse surprend souvent : le coût global bascule facilement en dessous d’un petit scooter thermique ou électrique, notamment si l’on prend en compte l’entretien, l’assurance et le carburant.

Procédure, documents et erreurs à éviter pour sécuriser son aide financière vélo électrique

Une fois le plan de financement calé, reste la partie la moins drôle : les démarches. La plateforme primealaconversion.gouv.fr concentre tout ce qui touche au bonus écologique vélo et à la prime à la conversion. Aucun formulaire papier n’est accepté, ce qui simplifie au moins un point. En revanche, la moindre erreur sur un document suffit à faire tomber plusieurs centaines d’euros d’aide financière vélo électrique.

Pour Claire, la to-do list ressemble à un sac de selle bien rangé avant une longue randonnée. Quatre pièces reviennent presque toujours : la facture nominative, l’avis d’imposition, le justificatif de domicile et le RIB. Pour la conversion, s’ajoute le certificat de destruction du véhicule, délivré par le centre VHU. Le moindre oubli entraîne un retour du dossier, voire un refus ferme si le délai est dépassé au moment où l’erreur est repérée.

La facture mérite une vigilance particulière. Un simple ticket de caisse ne passe pas. Il faut un document complet, avec le nom du demandeur, son adresse, la désignation précise du vélo, le numéro de cadre, le prix TTC détaillé, et les coordonnées complètes du vendeur. Une facture au nom du conjoint ou d’un parent ferme la porte à toute demande, même si le vélo roule bel et bien chez la bonne personne. Là encore, mieux vaut vérifier sur place, en magasin, quitte à faire corriger le document avant de partir avec le vélo.

Les refus liés au revenu fiscal de référence sont plus frustrants, car ils reposent souvent sur une mauvaise interprétation. Certains pensent, à tort, que le RFR du foyer suffit, sans diviser par le nombre de parts. D’autres utilisent un avis d’imposition trop ancien. L’administration, elle, ne discute pas : seul compte le RFR/part affiché sur l’avis de l’année de référence, avec le seuil fixé par les textes. Pour un couple, il peut être pertinent de faire porter l’achat sur la personne dont le RFR individuel est le plus bas, quand les situations professionnelles sont contrastées.

En cas de refus, deux options existent. La voie « gracieuse » consiste à renvoyer un dossier explicatif avec les justificatifs manquants ou rectifiés dans un délai court, en espérant un réexamen. La voie contentieuse passe par le tribunal administratif. Elle reste rare, mais certains cyclistes y recourent quand l’administration a visiblement mal interprété un texte ou une date. On ne parlera pas ici de procédures interminables : la plupart des litiges se règlent en corrigeant une facture ou un justificatif de domicile mal daté.

Dernier point souvent négligé : l’engagement de conserver le vélo un an, qu’on a déjà évoqué. Sur le terrain, il arrive que la vie impose un déménagement, un changement de situation professionnelle ou un besoin différent de mobilité. Revendre un VAE subventionné au bout de huit mois expose à un possible remboursement de l’aide si l’administration en est informée. Pour limiter ce risque, il vaut mieux choisir dès le départ un vélo suffisamment polyvalent : un VTC électrique avec des emplacements de porte-bagages costauds, par exemple, plutôt qu’un modèle ultra-spécialisé qui ne trouvera plus sa place une fois le contexte changé.

Un dossier bien ficelé, au fond, ressemble à un vélo bien entretenu : quelques gestes simples, répétés à chaque achat, évitent les grosses galères. Penser à la facture, aux délais et aux justificatifs avant de rêver aux cols ou aux trajets de velotaf permet d’aborder la partie administrative avec le même calme que la mécanique de base.

Choix du vélo, écologie transport et cohérence du soutien État vélo électrique

Derrière les chiffres et les formulaires, il reste la vraie question : quel type de vélo acheter, et pour quel usage ? Les aides ne doivent pas dicter ce choix, mais elles peuvent l’affiner. Pour Claire et sa famille, la perspective de remplacer la seconde voiture par un longtail solide change radicalement la manière de voir la mobilité. Au lieu de raisonner en simple achat vélo électrique, elle réfléchit à l’organisation de son quotidien, aux trajets école, aux courses au marché, aux week-ends un peu plus loin.

Les dispositifs publics actuels envoient un message clair : la priorité va aux vélos qui s’insèrent dans une logique d’écologie transport très concrète. Un VAE urbain basique qui double une voiture personnelle intéresse peu l’État. Un cargo qui remplace des kilomètres annuels significatifs, lui, entre au cœur des objectifs climatiques. De ce point de vue, les aides gouvernementales et locales, pour une fois, racontent une histoire assez cohérente.

Pour autant, se jeter sur le plus gros cargo du catalogue sous prétexte que les primes sont hautes reste une mauvaise idée. Les contraintes de stationnement, de poids, de maniabilité comptent au quotidien. Certaines familles seront plus à l’aise avec un longtail relativement compact, d’autres avec un biporteur stable. Les cyclistes qui alternent trajets urbains et escapades plus sportives préféreront parfois un VAE de randonnée suffisamment robuste pour porter des sacoches, quitte à accepter une prime un peu plus faible.

Dans cette réflexion, le lien entre aides et entretien compte aussi. Un vélo fortement subventionné mais coûteux à entretenir perd vite de son intérêt écologique si son propriétaire le délaisse après quelques soucis électriques. Un VAE correctement pensé, avec des composants courants et une motorisation largement diffusée, restera plus simple à faire réparer chez un vélociste, y compris loin des grandes villes. Personne n’a envie de traîner un vélo mort dans un garage parce qu’un moteur exotique ne se trouve plus en pièces détachées.

On peut aussi se demander dans quelle mesure les primes incitent à passer trop vite à l’électrique quand un bon vélo musculaire suffirait. Sur des trajets autour de 5 km, plats, avec un peu de motivation et un bon antivol, un VTC classique garde toute sa pertinence, surtout pour un cycliste déjà habitué aux sorties. Les aides pourraient parfois envoyer un signal plus fort en revalorisant le vélo non assisté, plutôt que de miser presque exclusivement sur la batterie. Pour le moment, la balance penche clairement côté VAE, même si quelques collectivités conservent un petit coup de pouce pour les vélos mécaniques.

Au-delà des montants, ces dispositifs influencent aussi la culture vélo. Quand une métropole explique qu’un foyer peut toucher plus de 5 000 € pour basculer d’une vieille diesel à un cargo, elle envoie un message politique fort : la voiture n’est plus intouchable. Cette transformation ne se résume pas à une ligne de budget, elle se lit aussi dans la multiplication des arceaux, des pistes cyclables plus continues, et dans la banalisation du vélotaf au quotidien, encouragé par des guides pratiques pour bien se lancer, comme ceux qui décryptent les bases du velotaf et ses bons réflexes.

Si l’on prend un peu de recul, ces aides ne rendent pas le vélo magique. Elles l’aident simplement à franchir un cap dans la tête de ceux qui hésitent encore à lâcher leur voiture pour venir en ville, aller au boulot ou grimper un col local plutôt que de prendre la route pour un lointain massif. L’objectif, inavoué mais évident, est de faire du VAE non plus un gadget, mais un outil aussi banal qu’un abonnement de bus.

Comment savoir quelles subventions vélo 2026 s’appliquent à ma commune ?

Le plus efficace consiste à croiser trois sources : le site de votre mairie, celui de votre intercommunalité ou métropole, et celui de votre région. Plusieurs associations, comme la FUB ou des plateformes spécialisées, tiennent à jour des cartes des aides locales, mais seule l’information publiée par la collectivité fait foi. Avant l’achat, vérifiez toujours les montants, les conditions de ressources et surtout le délai de dépôt du dossier.

La prime à la conversion vélo est-elle intéressante sans acheter un cargo ?

La prime reste utile pour l’achat d’un VAE classique, mais son potentiel maximal se révèle surtout avec un vélo cargo ou longtail, là où les plafonds sont plus élevés. Pour un VAE urbain, la combinaison de la conversion et d’un éventuel bonus national peut encore alléger nettement la facture, mais l’écart se réduit pour les revenus intermédiaires exclus du bonus classique. L’arbitrage se fait au cas par cas, en fonction du prix du vélo et du projet de remplacement de voiture.

Que risque-t-on si l’on revend un VAE subventionné avant un an ?

La règle générale prévoit le remboursement intégral des aides perçues en cas de revente volontaire avant l’expiration de l’engagement de conservation. En cas de vol avéré, avec dépôt de plainte et déclaration sur un registre type Bicycode, l’administration n’exige pas de remboursement. D’où l’intérêt de sécuriser son vélo avec un bon antivol et un marquage, en plus de choisir un modèle que l’on a vraiment envie d’utiliser sur la durée.

Peut-on profiter d’une réduction fiscale vélo électrique en plus des aides ?

Pour un particulier, il n’existe pas de réduction d’impôt spécifique à l’achat d’un VAE. En revanche, certaines entreprises peuvent bénéficier d’avantages fiscaux pour les flottes de vélos ou les cargos professionnels. Côté salarié, le forfait mobilités durables constitue un avantage net d’impôt, puisqu’il est exonéré dans la limite de son plafond annuel. L’ensemble compose une forme de soutien fiscal indirect à l’usage du vélo pour les trajets domicile-travail.

Les aides sont-elles amenées à disparaître rapidement ?

Les enveloppes nationales et locales restent soumises aux arbitrages budgétaires annuels, mais les signaux actuels montrent plutôt une réorientation des aides qu’une disparition pure et simple. Le bonus VAE classique a déjà été resserré, tandis que les aides pour les cargos et les ménages modestes ont été consolidées. Côté collectivités, certaines renforcent leurs dispositifs quand d’autres les réduisent ou les ferment faute de budget. Le seul réflexe sûr consiste à vérifier chaque année les règles en vigueur avant de programmer un achat important.

découvrez la mémoire du cyclisme avec les archives complètes et les palmarès détaillés de tous les coureurs légendaires.

Mémoire du cyclisme, les archives et palmarès de tous les coureurs

Quand on parle de mémoire du cyclisme, on ne pense pas seulement aux maillots jaunes ou aux pavés de Paris-Roubaix. Derrière chaque course se ...
Lucas Bernat
découvrez le dirt, un vtt spécialement conçu pour les amateurs de sauts et de figures acrobatiques. parfait pour repousser les limites en pleine nature.

Le dirt, ce VTT taillé pour les sauts et les figures

Posé au milieu d’un bikepark ou au départ d’une ligne de dirt, ce vélo tout-terrain n’a rien d’un simple VTT de balade. Cadre compact, ...
Lucas Bernat